Actuellement, la gestion durable des terres (GDT) demeure à la périphérie des priorités politiques nationales et ne bénéficie donc pas de l'attention et des finances qu'elle mérite eu égard à son indéniable valeur. Afin d'augmenter les finances en faveur des terres :
- la GDT doit prendre sa place au sein de la gestion des affaires courantes dans tous les secteurs apparentés ;
- Son rôle doit être intégré au cœur des cadres de développement nationaux ;
- les pays doivent mettre au point une réponse détaillée aux défis de la dégradation des terres.
L'intégration
Ce processus d'insertion de la GDT dans des cadres de développement plus larges, que nous appelons " intégration ", est crucial à l'accroissement des investissements, parce qu'à défaut de soutien politique au plus haut niveau, les terres resteront une question marginalisée.
La Conférence des Parties (CdP) de la CNULCD a identifié l'approche d'intégration - longuement prônée et pratiquée par le MM - comme l'instrument principal pour améliorer la mise en œuvre de la CNULCD.
Le MM entend promouvoir cet instrument clé, fort de la conviction que la mobilisation fructueuse des ressources financières implique la mobilisation des ressources clés (cadres stratégiques et instruments politiques), des ressources humaines (parties prenantes, organisations et institutions) et des ressources de savoir et d'informations (renforcement des capacités).
Prise en charge du pays, harmonisation et résultats
Le MM est intimement convaincu que l'accroissement des ressources financières au profit des terres passe par le contrôle total et la prise en charge du processus par les pays eux-mêmes.
La mise en œuvre des cinq principes de la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide et le Programme d'action d'Accra joue un rôle crucial à cet égard :
- Prise en charge : les pays partenaires gèrent efficacement leurs politiques et leurs stratégies de développement, et coordonnent les actions dans ce domaine.
- Alignement : les bailleurs fondent leur soutien général sur les stratégies de développement national, les institutions et les procédures des pays partenaires.
- Harmonisation : les actions des bailleurs sont plus harmonisées, transparentes et concertées.
- Gestion axée sur les résultats : la gestion des ressources et l'amélioration de la prise de décision dans une optique de résultats du développement
- Redevabilité mutuelle : les bailleurs et les partenaires sont responsables des résultats obtenus en matière de développement.




