L'habileté à transformer l'agriculture pour nourrir des populations toujours plus nombreuses face aux changements climatiques, sans nuire à la base des ressources naturelles, est la solution pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et atténuer les effets négatifs des changements climatiques. Cette transformation est connue sous le nom de l' « Agriculture adaptée aux changements climatiques »(AACC).
L'AACC a pour but de maximiser les bénéfices et de minimiser les retombées négatives des objectifs multiples que l'agriculture est appelée à traiter : la sécurité alimentaire, le développement et l'adaptation aux changements climatiques. Ses facteurs clé comptent : l'accroissement de la productivité et de la résilience, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la séquestration accrue du carbone, et la gestion des interfaces avec d'autres utilisations des terres.
C'est dans un tel contexte que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a organisé la Journée des connaissances intelligentes face au climat, au cours de la 17ème Session de la Conférence des Parties pour la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CdP 17 de la CCNUCC) à Durban, en Afrique du Sud, dans le but précis d'attirer l'attention sur le travail qu'accomplissent la FAO et ses partenaires, dont le Mécanisme mondial (MM), dans ces régions.
La Journée des connaissances proposait un forum pour le dialogue et les apports clé aux débats sur le changement climatique et le développement. Mme Saveis Joze Sadeghian, Conseiller financier du MM en matière de Changement climatique, a fait part de ses vues sur les priorités de la mise en œuvre et les innovations susceptibles de canaliser les finances en faveur de l'AACC, dans le cadre du Panel sur la mise en œuvre adaptée aux changements climatiques à l'échelle du pays.
Au cours de son intervention, Mme Sadeghian a souligné certaines priorités et mesures potentielles des politiques nationales, telles que :
- la construction d'une base d'informations probantes spécifiques au pays ;
- l'adoption d'une conception de politiques intégrées et novatrices pour franchir les barrières de l'adoption ;
- le développement d'arrangements institutionnels et financiers ;
- la formulation de stratégies de mise en œuvre.
Elle a également mis l'accent sur l'importance du groupement et du dosage des différentes sources de financements publics, privés, bilatéraux et multilatéraux afin de combler l'écart financier dans le domaine des investissements de l'AACC. Un tel processus impliquerait :
- l'identification de courants de financement parfaitement susceptibles d'être combinés pour offrir davantage de flexibilité et atteindre les niveaux de ressources requis aux activités dans le secteur agricole ;
- le renforcement des institutions financières nationales ;
- l'exploration de la possibilité de nouveaux modèles d'exploitation en vue de l'adaptation de l'agriculture aux changements climatiques et l’atténuation de ces phénomènes ;
- l'élaboration d'analyses des coûts et avantages des mécanismes de financement candidats à la distribution et des politiques associées qui concernent les agriculteurs.
Bien que les parties prenantes aient exprimé certaines préoccupations générales eu égard au risque d'utilisation de l'AACC au profit de la promotion d'intérêts isolés, en particulier l'atténuation du changement climatique, elles estiment possible toutefois de surmonter ces difficultés par un dialogue global constant et une transparence de communication concernant l'objectif pluridisciplinaire de l'AACC, défendu avec conviction à Durban.
Pour de plus amples informations :
Mme Saveis Joze Sadeghian, Conseiller financier du changement climatique
s.sadeghian (at) global-mechanism.org




